Le regard. On peut lire beaucoup de choses dans les yeux d'une personne, la joie, l'envie, la tristesse ... C'est d'ailleurs ce qu'on peut lire dans les miens en ce moment. Pourquoi ? Cette fois je sais, c'est à cause de lui. Mes yeux sont mort. Il n'y a plus rien. Le vide. Je ne vois plus les jours de la même façon. Dans ce que je vois, il n'y a ni bonheur, ni joie ou quoi que se soit d'autre ... Juste de la peine. Avant il y avait tout en couleur, je riais j'étais heureuse, et puis il y avait lui. Lui. Quand j'y pense ... c'était si bien. Mais c'est fini. Maintenant, il reste les souvenirs de mes jours heureux à ses cotés. Je m'y accroche, je ne devrais pas. Ca me torture, j'ai si mal ... C'est dur. La vie est parfois dure. Là où j'étais, j'étais bien. Peut être une sorte de bulle dans laquelle je m'étais enfermée, je me sentais intouchable, comme si rien de pouvais plus m'arriver. Et puis un jour, on m'a retiré de cette petite bulle. Il m'a regardé dans les yeux, lui en qui j'avais tellement confiance et il m'a dit " c'est fini ". Alors oui, tout est fini pour moi. Des larmes ont coulées le long de mes joues, tellement de larmes. Et elles coulent encore et encore. Mes yeux se vident de toute vie. Je ne peux plus voir, je ne veux rien voir. Mon bonheur est parti. Loin. Très loin, trop loin. Je n'ai plus que de la peine. Tellement de peine ... Il était dans ma tête, dans mon coeur je ne voyais que lui. Maintenant il part. Je n'ai que du vide à l'interieur de moi. Plus rien. Le bonheur est effemère. Je le voudrais éternel. L'amour est la pire de toutes les tortures, mais il peut être le plus beau des cadeaux, tant que l'être qu'on aime est présent a nos côtés. Mais à partir du moment où il n'est plus là il n'y a rien de pire. Je n'arrive pas a dire ce que je ressent vraiment. C'est tout un tas de choses à la fois ... En fait pas tant que ça. A vrai dire il n'y a rien, plus rien en tout cas. Il m'a completement vidée en l'espace de deux mots. Il était là, si près de moi je pouvais encore le toucher ... si beau, ses yeux me demandaient pardon, mais je ne comprennais pas ... ces yeux ... ils me fascinaient ... mais voilà. C'est fini.
Et pour une fois, je change la fin de l'histoire, ce ne sera pas " ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants " mais plutôt " il s'en alla au loin pour ne plus jamais se retourner, et elle resta là, les yeux brouillés de larmes, espérant se réveiller de ce cauchemard. Mais cela n'arrivera pas. Et ses yeux se fermèrent, sur cette silouhette, déjà trop loin d'elle. Fin"